Le noyau dur de notre foi

Homélie du 22 janvier 2017
mardi 31 janvier 2017
par  P. Jean-Claude Lazuech

Il y a quelques jours, c’était après Noël, Julien un jeune homme féru d’informatique, m’a demandé de lui dire en quelques mots : quel est le noyau dur de notre foi.

Je lui ai dit que pour les chrétiens, Jésus est venu sur cette terre pour montrer à chacun, combien il est aimé par Dieu, combien il a du prix pour Lui.
C’est la bonne Nouvelle qu’il est venu annoncer et vivre au milieu de nous.

Etre chrétien, ce n’est pas d’abord proclamer des valeurs, des principes moraux.
C’est témoigner de Jésus, de notre espérance de vivre avec Lui au ciel ou il désire nous accueillir tous, un jour.

Oui mes amis, il y a une issue possible à une vie enfermée dans un matérialisme à court terme, qui n’apporte pas la joie.

Etre chrétien aujourd’hui, c’est : ne pas tomber dans le piège d’un certain discours identitaire agressif, qui nous ferait rejeter l’accueil de l’étranger au nom de principes contraires à notre foi…
L’accueil de la bonne nouvelle de Jésus passe par un processus de conversion, un retournement intérieur. C’est accepter de se laisser bousculer par Jésus.

Cette conversion n’est pas opérée une fois pour toute. Elle est l’affaire de toute une vie.

- Aujourd’hui, dans l’évangile, nous voyons Jésus prendre la ville de Capharnaüm comme base arrière de ses activités missionnaires.
Pour son entreprise d’évangélisation, il cherche des collaborateurs.
Il les trouve au bord du lac de Tibériade, une vaste étendue d’eau très poissonneuse.

Vous remarquez qu’Il appelle des gens simples comme nous.
Il n’hésite pas à faire un jeu de mots avec eux. Il s’agira leur dit-il, de « pêcher des hommes  ».
Il emploie le langage professionnel des pécheurs, mais pour les engager dans sa mission future.

Sa renommée est telle, qu’on lui amène tous ceux qui souffrent.
De grandes foules le suivent, venant de toute la Galilée.
Le choix de cette province de Galilée n’est pas un hasard.
C’était un carrefour de routes et de peuples. Les païens s’y mêlaient aux juifs.
St Matthieu veut insister sur la dimension universelle de la foi chrétienne
Le salut offert par le Christ n’est pas réservé à une caste de bienpensants.

Au contraire, il est venu d’abord pour les pauvres types que nous sommes tous.

- Il est impossible d’accueillir cette page d’évangile, sans imaginer le regard de Jésus. Ce devait être un regard « saisissant ».

Entendons-le ce matin lancer à chacun son appel, comme hier à Simon et à André : « Viens à ma suite ! »

Suivre Jésus, c’est d’abord avoir confiance en Lui, au cœur de notre vie ; une vie faite de joie et de peines, de réussites et d’échecs.
Vous savez bien que la foi ne nous retranche pas des contingences humaines.
Mais elle nous donne la force de les assumer.

Si nous nous décidons à suivre Jésus, nous voilà obligés de quitter des manières de penser et d’agir, souvent superficielles et étroites.
Ce sont hélas celles des commentateurs de la télé et les chantres de la pensée unique, qui nous serinent à longueur de journée que Dieu n’existe pas vraiment.
Que la vie religieuse ne serait que de l’auto suggestion …

Les hommes regardent les apparences ; mais Dieu lui regarde le cœur.

- En écoutant ce passage d’évangile, nous pouvons être surpris, par la rapidité avec laquelle Simon et André répondent à l’appel de Jésus.
Il n’y a même pas de dialogue entre Lui et eux.

Pourtant, nous savons bien qu’on ne s’engage pas sur un simple coup de tête, à la suite d’un inconnu, si séduisant soit-il. Comment comprendre alors ?
St Matthieu n’a pas voulu retenir l’aspect purement psychologique de l’événement.
Il reprend simplement le canevas classique de tout récit de vocation dans la Bible.
Il veut insister sur le fait que l’initiative de l’appel vient de Jésus.
Des ruptures sont donc nécessaires avec une manière antérieure de vivre.

Mais ces ruptures ne sont que la conséquence de l’adhésion à la personne de Jésus.

Conclusion.

- Aujourd’hui encore, savons-nous entendre cet appel du Christ ?
Est-ce vraiment un bonheur d’être chrétiens ?
Est-ce un bonheur d’être venu à la messe, de répondre à notre vocation de baptisé ?

L’appel que Dieu lance ne souffre pas d’hésitation.

C’est à chacun de répondre dans le secret de son cœur. Amen.

P. Jean-Claude LAZUECH.

le 22 janvier 2017


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